mercredi, septembre 17, 2008

La reddition de comptes au Conseil municipal

Au conseil de ville du 15 septembre dernier, j'ai fait mon intervention sur la reddition de comptes au conseil municipal, sujet traité par le Vérificateur général de la ville dans son rapport annuel 2007. On y mentionne d'ailleurs que la reddition de comptes au conseil est une faiblesse majeure à Québec. Le VG mentionne que:

Dans mes quatre derniers rapports, j'ai noté l'absence de reddition de comptes organisée et complète au conseil, ou plus précisément, l'absence d'une politique à cet égard, laquelle déterminerait ce sur quoi doit porter la reddition de comptes, à qui elle s'adresse, qui doit s'en acquitter et les moyens qu'elle exige.


Mon but ici n'est pas de donner un cours d'administration publique, mais je veux glisser un mot de ce qu'est la reddition de comptes. Il s'agit d'une étape cruciale dans ce que l'on appelle, dans l'administration publique, la gestion axée sur les résultats. En gros, les étapes à suivre dans la gestion axée sur les résultats sont:
  • la planification stratégique;
  • la gestion opérationnelle et la réalisation des orientations;
  • la mesure des résultats;
  • l'analyse et l'interprétation des résultats;
  • la reddition de comptes.

La gestion axée sur les résultats implique donc qu'une administration accepte ses responsabilités face à ses résultats et en rende compte. Dans son Guide sur la reddition de comptes des indicateurs de gestion municipaux auprès des citoyens, le ministère des Affaires municipales et des Régions précise que:

Les résultats mesurés servent à la reddition de comptes. La présentation des résultats permet de faire le bilan du rendement de l'organisation en fonction des objectifs fixés par dans ses plans stratégiques. Les documents servant à la reddition de comptes devraient donc rappeler les objectifs, donner le niveau de résultats selon les mesures choisies, apprécier ce niveau en fonction de la cible fixée de même qu'en fonction du contexte et des facteurs d'influence pertinents.


Revenons maintenant à mon intervention du 15 septembre et au rapport du Vérificateur générale. Comme le mentionne le VG, l'absence d'une politique de reddition de comptes à Québec prive les élus d'une information complète et fiable. De plus, depuis le début de notre mandat en 2005, nous sommes nombreux à avoir souligner à quel point il nous est difficile d'obtenir des informations sur les différents dossiers que nous traitons. Il nous est interdit de parler aux fonctionnaires et nos demandes doivent obligatoirement passées par le directeur général de la ville ou par le directeur de notre arrondissement. Les réponses à nos demandes tardent à venir ou ne viennent tout simplement pas. Probablement que tous les élus pourraient donner des exemples concrets. D'ailleurs, Denise Trudel avait fait de cette question un cheval de bataille en début de mandat, principalement au nom des conseillers indépendants, puique c'est encore plus difficile pour les indépendants d'obtenir des renseignements.

Évidemment, les conseillers indépendants n'ont pas le service de recherche qu'un parti politique peut offrir et ils doivent se battre un peu plus pour avoir des renseignements. D'accord, c'est notre choix de siéger comme indépendant et c'est à nous à vivre avec ce choix. Je crois quand même que l'Administration de la ville devra avoir un peu plus de considération pour les conseillers indépendants car ce sont maintenant eux qui feront la différence lors des votes du conseil de ville. On l'a d'ailleurs vu au dernier conseil alors que le maire a été battu 21-14 sur un dossier.

Le rapport de forces est maintenant différent et les indépendants doivent être traités avec respect et considération. On doit être transparent, fournir toute l'information disponible et se doter d'une vraie politique de reddition de comptes.

mardi, septembre 16, 2008

Site Web de la Ville de Québec (ter)

Et oui, c'est fait, le nouveau site Web de la Ville de Québec est maintenant en ligne. Dans les derniers mois, j'ai beaucoup critiqué l'ancien site Web qui était, il faut l'avouer, complètement dépassé. Qu'est-ce que je pense du nouveau site? Je ne sais pas trop. Je dois avouer que j'ai fait le saut en le voyant la première fois, question visuelle, mais que les renseignements ont l'air mieux organisés. Je vais surfer un peu sur le nouveau site pour me faire une meilleure idée...

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J'aimerais bien d'ailleurs avoir l'opinion d'utilisateurs du Web, de développeurs de sites et de Mario Asselin!

Best-Performing Cities 2008: Where America's Jobs Are Created and Sustained

Un document intéressant qui peut sans doute nous donner des bonnes idées à Québec.

Mené par un groupe d'employeurs en haute technologie, la ville de Provo, Utah, a pris la première place dans la dernière édition du Best-Performing Cities aux États-Unis. Les autres villes qui performent le mieux sont des agglomérations en expansion dans l'Utah, le Texas, l'État de Washington, l'Alabama et la Caroline. De plus, le classement 2008 démontre que les villes ayant une forte concentration d'entreprises oeuvrant dans le secteur des technologies sont celles qui se classent le mieux tout comme les villes ayant des industries dans le domaine de l'exportation.

Bilan de l'industrie du capital de risque

Réseau capital de risque a publié, le 12 août dernier, un bilan de l'industrie du capital de risque au Québec pour le 2e trimestre de l'année 2008. On y apprend qu'une somme totale de 68 millions de dollars a été investis au deuxième trimestre, soit une diminution de 55% par rapport à la même période en 2007 et une diminution de 21% par rapport aux trois premiers mois de l'année 2008.

Quelques chiffres méritent d'être mentionnés de façon particulière:
  • 82% des investissements ont été effectués à Montréal;
  • aucune entreprise en prédémarrage n'a été financée.

Pour la région de Québec, les données sont préoccupantes puisque la région n'a reçu que des miettes:

  • seulement 7 entreprises ont été financées pour un total de 8 millions de dollars;
  • aucune entreprise en phase de démarrage n'a été financée;
  • aucune entreprise en haute technologie, créneau d'excellence pour la région, n'a été financée.

Comme le mentionne René Vézina dans l'édition du 5 septembre du journal Les Affaires: "à se faire radin en capital de risque, le Québec en court un gros, de risque: celui de voir s'éteindre sa relève entrepreneuriale."

Monsieur Labeaume, à son arrivée à la mairie, a fait du capital de risque une priorité pour la région de Québec. Francine Laurent, ancienne PDG d'Innovatech, a été engagée en partie pour cette question. Des discussions sont en cours avec le ministre du Développement économique et de l'Innovation, monsieur Raymond Bachand, pour récupérer les fonds (quelque 125 millions de dollars) qu'on dit "gelés" dans Innovatech et les intégrer dans un fonds d'amorçage pour les entreprises de Québec.

Où en sont ces discussions? Je ne sais trop. On visait la liquidation d'Innovatech pour octobre 2008. Le temps commence à presser à mon avis, on ne peut se permettre que le capital de risque continue de diminuer à Québec.

mercredi, septembre 10, 2008

Nouvelle carte électorale

Le projet de nouvelle carte électorale de la ville de Québec a été adoptée au dernier conseil de ville. Cette nouvelle carte est la suite du rapport Mercure et du projet de loi adopté par l'Assemblée nationale en juin dernier et modifiant la Charte de la Ville.

J'ai exprimé mon malaise face à cette carte qui vient modifier le district que je repésente, celui de Duberger. Le secteur du Domaine de la capitale, un nouveau quartier résidentiel rempli de jeunes familles, est coupé en deux pour respecter l'équilibre entre les districts de l'arrondissement. La partie sud du Domaine de la capitale et l'ancien Domaine St-Charles feront donc partie du district de Vanier si cette carte est acceptée telle quelle.

Si plus de 500 personnes à travers la ville signifient leur opposition à cette nouvelle carte, la ville est tenue de tenir une consultation publique qui pourrait amener des modifications.

Qu'est-ce que les citoyens de Québec en pensent? Exprimez-vous, particulièrement ceux de Duberger et du Domaine de la capitale!

Un fonds d'événements pour Québec... une balloune politique?

Intéressante l'idée du maire de créer un nouveau fonds d'événements dédié à l'organisation d'événements en dehors de ceux déjà bien implantés à Québec. Le maire mentionne en avoir parlé avec quelques restaurateurs, mais cette annonce ressemble en fait à une balloune politique. Quoi de mieux qu'une telle annonce pour tester les opinions de tous et chacun.

L'idée m'apparaît bonne mais plusieurs questions demeurent. On parle d'une taxe du même type que celle chargée par les hôteliers destinée à faire la promotion de Québec. Pour ce nouveau fonds, on semble vouloir cibler les restaurateurs... Quels restaurateurs? Partout sur le territoire de la ville ou concentré dans le Vieux-Québec? Pour prendre un exemple très concret, le Normandin de Duberger (que la maire connaît bien) devra-t-il payer une nouvelle taxe pour contribuer à ce fonds? Je ne crois pas que le Normandin a profité de l'engouement créé par le Moulin à images!

À suivre...

lundi, septembre 08, 2008

Alain Loubier, nouveau chef du RMQ... et un nouveau rapport de forces pour les indépendants

De retour dans la blogosphère après quelques mois d'absence, le premier sujet que j'ai choisi d'aborder: le nouveau chef du RMQ, monsieur Alain Loubier (un fidèle lecteur de ce carnet soit dit en passant).

Un été mouvementé au sein des troupes du RMQ. Après la démission de Gérald Poirier et Patrick Paquet, voilà qu'on annonce un nouveau chef suivi d'un départ, celui de Steve Verret. Qu'est-que tous ces changements annoncent?

Certainement un changement de style de la part de l'opposition officielle, Loubier étant un excellent tribun capable de cuisiner ses adversaires et de les envoyer dans les câbles. Au début de mandat de monsieur Labeaume, Alain Loubier avait le don de faire grimper le maire dans les rideaux. Labeaume, comprenant qu'il était mieux de ne pas trop attaquer Loubier, était depuis quelques temps souvent d'accord avec lui pour éviter des confrontations.

Maintenant, comme chef de l'opposition, Loubier aura toujours la première réplique et plus de temps de parole. De quoi sans doute mettre de l'action au conseil de ville qui, avouons-le, était devenu ennuyant. Saura-t-il rassembler ses troupes? Selon Marc Simoneau une grosse pointure du RMQ devrait quitter les rangs cette semaine...

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Le conseil de ville est maintenant composé, en plus du maire indépendant, de:
  • 18 RMQ
  • 15 indépendants
  • 4 ACQ

Le RMQ n'a donc plus la majorité absolue au conseil de ville et les conseillers indépendants pourront faire la différence pour faire pencher la décision d'un côté ou de l'autre. Tout le jeu politique devient très intéressant et les indépendants seront sollicités de toute part. Tout cela risque d'être très intéressant. À suivre, avis à tous!

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